À 92 ans, Monique ne pouvait plus prendre le volant. Sans cette contrainte, elle n’aurait plus jamais pu rendre visite à son mari, hébergé dans un Ehpad du Périgord. C’est un réseau de bénévoles conducteurs qui lui permet aujourd’hui de continuer ce trajet essentiel. Son histoire, rapportée par France 3 Nouvelle-Aquitaine, illustre un mouvement de fond en Dordogne : celui du transport solidaire, qui vient combler les trous du filet dans un département parmi les moins bien desservis de France en transports en commun.
Un désert de mobilité pour les habitants isolés
En zone rurale périgourdine, l’absence de ligne de bus ou de gare à proximité peut transformer un simple rendez-vous médical ou une visite familiale en obstacle insurmontable, en particulier pour les personnes âgées qui ne conduisent plus. Face à ce constat, plusieurs communautés de communes du Pays du Périgord Noir, dont celle de la Vallée de l’Homme, ont mis en place depuis septembre 2024 une plateforme de transport solidaire baptisée Atchoum, pensée pour les personnes non motorisées ou isolées.
Des trajets assurés par des habitants pour des habitants
Le principe est simple : des conducteurs bénévoles, souvent des habitants du secteur, mettent leur véhicule et un peu de leur temps à disposition de ceux qui ne peuvent plus se déplacer seuls, moyennant une participation symbolique aux frais. Ce modèle de solidarité de proximité ne se limite pas aux trajets médicaux : il permet aussi de maintenir un lien social pour des personnes qui, sans lui, resteraient chez elles la plupart du temps.
La démarche a également trouvé un écho auprès d’associations spécialisées : dans le Périgord, un partenariat de covoiturage solidaire a été noué pour accompagner les personnes suivies par France Alzheimer Dordogne jusqu’à leurs ateliers, preuve que ces réseaux de bénévoles s’articulent de plus en plus avec les structures sanitaires et sociales du territoire.
- Une plateforme de transport solidaire active dans le Périgord Noir depuis septembre 2024
- Des conducteurs bénévoles, habitants du secteur, au volant de leur propre véhicule
- Une participation financière symbolique demandée aux bénéficiaires
- Des partenariats naissants avec des associations comme France Alzheimer Dordogne
Une réponse locale à un enjeu national
La Dordogne n’est pas un cas isolé : la question du transport solidaire s’invite de plus en plus dans le débat public à l’approche des échéances municipales, la presse spécialisée sur le handicap et la perte d’autonomie soulignant régulièrement ce type de dispositif comme un levier concret pour améliorer la mobilité rurale. Sans remplacer un vrai réseau de transports en commun, ces initiatives portées par des associations locales et des bénévoles offrent une solution immédiate, peu coûteuse à mettre en place, et surtout ancrée dans la réalité du terrain.
Pour les habitants concernés, le bénéfice dépasse largement le simple déplacement : c’est souvent la possibilité de continuer à vivre chez soi, de garder un lien avec sa famille ou de suivre un traitement, plutôt que de subir un isolement forcé faute de moyen de transport.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le transport solidaire ?
C’est un service assuré par des bénévoles qui utilisent leur propre véhicule pour conduire des personnes isolées, âgées ou à mobilité réduite, généralement moyennant une petite participation aux frais.
Qui peut bénéficier de ce type de service en Dordogne ?
Principalement les personnes non motorisées ou isolées, notamment les personnes âgées ou en perte d’autonomie, dans les secteurs ruraux du Périgord Noir couverts par la plateforme Atchoum.
Comment devenir bénévole conducteur ?
Il suffit généralement de se rapprocher de la communauté de communes ou de l’association locale de transport solidaire de son secteur, qui encadre les missions et peut prévoir un remboursement kilométrique.
Sources :
- France 3 Nouvelle-Aquitaine — Le transport rural solidaire en Dordogne
- Bien en Périgord — Covoiturage solidaire vers les ateliers France Alzheimer Dordogne
- Faire Face — Le transport solidaire, une solution pour la mobilité rurale
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale





